Anselme Masasu Nindaga 21 ans depuis son assassinat.

Le 7 novembre 2000, le Commandant Anselme Masasu Nindaga, ancien 1er vice-président de l’AFDL et ancien Conseiller en matière de sécurité du Président Laurent-Désiré Kabila, est arrêté. Il sera exécuté 2 semaines et demi après.Quelques jours auparavant, quelque 3.000 soldats gouvernementaux, parmi lesquels se trouvaient le jeune général Joseph Kabila et le général John Numbi, venaient de subir une cuisante défaite en perdant la localité de Pweto, au point de se replier vers la Zambie.Masasu Nindaga, qui se trouve à ce moment-là en résidence surveillée à Kinshasa, après avoir passé 2 ans en prison à Buluwo (Katanga), se dit disponible et ouvert pour apporter son expertise, en tant que militaire de carrière. Ce 7 novembre, le Commandant Masasu Nindaga reçoit un coup de fil de Thimothée Munkutu (ex-Auditeur Général des FARDC), lui demandant de se présenter à la Cour d’ordre militaire (COM). Mais en arrivant au lieu du rendez-vous, c’est le Colonel Eddy Kapend (chef de la sécurité de LD Kabila) qui l’attendait pour, dit-on, un message du Président Laurent-Désiré Kabila.Le Commandant Anselme Nindaga Masasu passera la nuit à l’auditorat militaire. Un de ses jeunes frères qui lui apportera à manger dans la soirée témoignera, plus tard, que Masasu était serein et lui avait dit qu’il attendait les instructions de Mzee. Il dira même à son jeune frère qu’à en croire les assurances reçues de Eddy Kapend, Mzee s’attend à le réhabiliter. Mais le lendemain matin, après avoir découvert que c’était un stratagème pour l’arrêter, le Commandant Masasu va appeler sa femme pour lui dire au revoir. En début d’après-midi, il est conduit à la prison de GLM où il passera plus d’une semaine dans un des appartements de l’immeuble, sans être interrogé et sans droit de visite. Et c’est dans la nuit du 17 novembre qu’il est conduit, ligoté, au Katanga.Le 24 novembre, après un procès très expéditif sous un arbre dans la localité dite Cotonnière (Katonie), près de Pweto, en présence de 4 officiers supérieurs de la Cour d’ordre militaire (COM), le Commandant Masasu Nindaga est exécuté. Il était alors âgé de 31 ans.

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